La forêt de la Marcouline
à Cassis (13)
Bonjour,
Merci d’être présent aujourd’hui pour la randonnée « La forêt de la Marcouline » à Cassis (13).
Durant cette randonnée, vous allez trouver 4 QR Code à vous de répondre à un maximum de questions.
Amusez-vous bien et bonne chance !!!
Voici la légende telle qu’elle est racontée dans les vieux récits de marins et les versions murmurées dans les calanques, une histoire à la frontière du réel et de l’imaginaire.
Bienvenue dans le monde de la piraterie !!!
La légende d’Armand de Brégançon, le Corsaire des Falaises Blanches
Au XVIIIe siècle, dans les eaux dangereuses au large de la côte provençale, on parlait d’un homme que les marins redoutaient autant qu’ils le respectaient : Armand de Brégançon.
On disait de lui qu’il n’était ni pirate ni soldat, mais quelque chose entre les deux : un corsaire au service de personne, sinon de sa propre idée de la justice.
Armand commandait un petit navire rapide, surnommé La Lune Fendue.
Il connaissait les côtes de ce qui est aujourd’hui Cassis mieux que les pêcheurs eux-mêmes.
Il attaquait les navires marchands corrompus, évitait les flottes royales, et disparaissait dans les calanques comme s’il se dissolvait dans la roche.
Très vite, une rumeur naquit : “Il ne se cache pas en mer… il se cache dans la pierre.”
Un soir d’orage, une embuscade fut tendue par la marine royale.
Armand échappa de justesse, mais son navire fut perdu dans les récifs.
Blessé, traqué, sans équipage, il remonta à terre et s’enfonça dans les collines au-dessus de Cassis.
Certains disent qu’il fut aidé par des pêcheurs loyaux. D’autres disent que la mer elle-même l’a rejeté pour le protéger.
Il trouva refuge dans une zone sauvage et oubliée : la forêt que l’on appelle aujourd’hui la forêt de la Marcouline.
Là, il aurait vécu caché, observant la mer sans jamais y retourner. Mais Armand n’était pas un homme qui abandonne ses secrets.
Avant de disparaître définitivement, il aurait caché ce qui restait de ses butins dans un réseau d’indices disséminés dans la roche et la forêt.
Sa dernière trace mène à une cavité naturelle connue aujourd’hui sous le nom de Grotte des Janots.
On raconte qu’il y aurait gravé des symboles étranges sur les parois :
des chiffres
des lettres déformées
des marques que seuls les initiés pouvaient comprendre
Certains disent qu’il n’y aurait jamais enterré d’or… mais quelque chose de bien plus précieux pour lui :
ses cartes, ses routes secrètes, et la mémoire de ses escapades.
Un matin, Armand disparut. Aucun corps, aucun procès, aucune capture.
Seulement un message retrouvé plus tard sur un morceau de bois flotté :
“Celui qui cherche mon or cherche mal.
Celui qui comprend mes chemins me retrouvera peut-être.”
Avec le temps, Armand de Brégançon est devenu une figure de récit local :
un fantôme des calanques
un stratège insaisissable
un corsaire qui aurait transformé la côte en labyrinthe
Et certains randonneurs jurent encore que, dans le silence de la forêt de la Marcouline, on peut parfois voir des marques anciennes… comme si quelqu’un continuait de guider un trésor jamais vraiment perdu…
